quarta-feira, 14 de março de 2012

A invenção do delírio




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Jacques-Alain Miller
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navarin@easyconnect.fr
Resumo: Jacques-Alain Miller retorna às teses lacanianas: todo delírio é 
um fenômeno elementar, são contínuos e têm a mesma  causalidade; e o 
momento fecundo dos empuxos-ao-delírio traduz a reiteração desses 
fenômenos. Trabalha o eixo alucinação-interpretação, e explica a 
significação da significação aplicada à intuição delirante. Propõe pensá-
las a partir da metáfora e da metonímia, inventa o  operador de 
perplexidade e aponta a equivalência entre o significante da 
transferência e o início de um delírio. Através do binômio S1-S2 diz que 
todo saber é delírio e o delírio é um saber. 
Palavras chave: fenômeno elementar; delírio; binômio alucinaçãointerpretação.   
Abstract: Jacques-Alan Miller refers back to the Lacanian thesis: every 
delusion is an elementary phenomenon. They are continuous processes with 
the same causality; and the fecund moment along the push-to-delusion 
translates the reiteration of such phenomena. He explores the delusioninterpretation axis and explains the  meaning of meaning applied to the 
delusive intuition. He invites us to consider them  as metaphors or 
metonymies, inventing an operator for perplexity and defining equivalence 
between the signifier of transference and the beginning of a delusion. 
According to the binomial S1-S2, every piece of knowledge is a delusion 
and every delusion, a piece of knowledge. 
Key words: elementary phenomenon; delusion; delusion-interpretation 
binomial. 
http://www.opcaolacaniana.com.br/antigos/pdf/artigos/JAMDelir.pdf 

Esthela Solano-Suarez : Derrière le Mur, c'est la haine qui est à l'oeuvre

Propos recueillis par Jean-François Marmion 

Depuis six mois, le documentaire Le Mur, de Sophie Robert, a mis le feu aux poudres dans la sphère psy : diffusé sur le site d'Autistes sans frontières, on y voyait des psychanalystes tenir des propos jugés d’un autre temps à propos des origines et de la prise en charge de l’autisme, accusant les parents d’avoir provoqué la « psychose » de leur enfant. Trois des analystes interviewés, Esther Solano-Suarez, Eric laurent et Alexandre Stevens, ont porté plainte en accusant Sophie Robert d’avoir manipulé leurs propos. La justice leur a donné raison sur ce point, interdisant à la documentariste (qui a fait appel) de continuer à présenter son film en l’état. Le Mur est désormais invisible. En exclusivité pour le Cercle Psy, les trois plaignants reviennent à leur tour sur cette polémique. Voici les réponses d'Esthela Solano-Suarez.

Pourriez-vous vous présenter, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ?

J’ai une formation de psychologue. Analyste en Argentine, je suis venue en France en 1974 car j’avais la prétention de pousser un peu plus loin les limites de ma formation. Pour cela, Paris était l’endroit le plus approprié, d’autant que j’étais très intéressée par l’enseignement du Dr Lacan. Je voulais assister à son séminaire, et si possible faire un bout d’analyse avec lui. Je me suis installée pour un an, voire deux, mais tout de suite après mon arrivée, les événements ont mal tourné en Argentine. Comme mon engagement m’avait déjà valu la prison, il m’était impossible de rentrer. Mon voyage de formation s’est transformé en exil après-coup. Au fond, ces circonstances douloureuses m’ont donné la chance de faire une analyse avec le Dr Lacan lui-même. Quand la démocratie est revenue en Argentine une dizaine d’années plus tard, j’ai fait le choix de rester en France qui, entretemps, m’avait adoptée. J’ai toujours travaillé dans l’orientation lacanienne, et d’une façon très décidée depuis la création de l’Ecole de la Cause Freudienne.

Comment avez-vous rencontré Sophie Robert ?

Elle m’a contactée vers la fin du mois de septembre 2010, se présentant comme journaliste et se recommandant de collègues que j’apprécie et que j’estime. Elle m’a fait alors part de son projet, un documentaire pour la chaine Arte, Voyage dans l’inconscient, visant à rendre accessible au grand public les concepts de la psychanalyse. Trois volets étaient prévus, sur la psychanalyse du divan, ses applications cliniques notamment pour la psychose, dont l’autisme, et enfin ses connexions avec l’anthropologie et sa place dans la société actuelle. Nous avons convenu d’un rendez-vous à mon retour d’un voyage au Brésil. Je lui ai ouvert ma porte, lui accordant ma confiance. J’avais oublié, sans doute, que trop de confiance attire le danger ! J’étais malade, je brûlais de fièvre, mais je l’ai reçue chez moi avec son caméraman, pendant trois heures. J’avais prévu quelques douceurs pour agrémenter ce temps de travail. Elle m’avait dit vouloir aborder tout ce qui se rapporte au langage, à son acquisition, aussi bien qu’à son rapport avec l’inconscient. Je trouvais ça très intéressant. Mais ma première surprise fut de constater l’effet de mon accueil généreux : un effet de gêne. Imperceptible. Et que je n’interpréterais que bien plus tard. Moi-même, j’éprouvai tout de suite un certain malaise, que j’attribuai à tort à mon état de fatigue. Après le départ de Sophie Robert, j’ai eu une intuition : je me dis que j’étais tombée dans un piège. Quelque chose ne collait pas. J’ai tout compris en visionnant un an plus tard le résultat de ce travail sur Internet.

Sophie Robert vous avait-elle annoncé que vous pourriez voir le film avant sa diffusion ?

Oui, je le lui avais demandé expressément, et elle m’avait répondu que bien entendu, durant le premier trimestre 2011, lorsque son travail prendrait forme, ce serait tout à fait possible. Ensuite je n’ai pas eu de nouvelles. Le temps passant, j’ai oublié complètement cette histoire, franchement. Jusqu’à un soir de septembre 2011, où une collègue m’a avertie de la diffusion du Mur sur le site d’Autistes sans frontière. Plus question d’Arte, c’était tout autre chose. Bien entendu, en voyant ce film, j’ai été plus que stupéfaite. J’ai réalisé que le fameux voyage dans l’inconscient s’était transformé en voyage au bout de l’enfer, enfer non pas dantesque car il aurait comporté une dose de divine comédie… Non, non, l’enfer le plus abject : celui de la diffamation partisane contre la psychanalyse. Et cela portant sur un sujet très grave, puisqu’il intéresse la souffrance des êtres humains. A ce moment-là, j’ai compris que j’avais été victime, aussi bien que mes collègues, d’une opération préparée, réfléchie, montée, afin de discréditer les psychanalystes, la psychanalyse, au profit de méthodes cognitivo-comportementales.

Iriez-vous jusqu’à y voir un complot ?

Au fil du temps, on a vu tous ces échos dans la presse, toute une campagne soutenue par des associations de parents d’enfants autistes très montés contre la psychanalyse, très virulents. Sachant que la date approchait pour la remise des travaux du ministère de la Santé concernant l’autisme, et compte tenu du fait que l’autisme était déclaré grande cause nationale pour l’année 2012, on se dit que tout ça fait quand même partie d’un ensemble. Le Mur était animé par une volonté de nuire. Car que s’est-il passé avec les énoncés que j’ai tenus lors de l’interview ? Je ne me suis pas reconnue dans ce film ! On sait bien que le sens d’un discours ou d’une proposition varie suivant la façon dont on va ponctuer le texte. Or si par ailleurs la phrase est coupée de son contexte, isolée de la suite logique qui la précède et qui la suit, son sens se transforme davantage. Et si vous faites apparaître dans le film une phrase préalablement charcutée, comme étant une réponse à une question formulée dans le film mais qui n’a pas été posée lors de l’interview, alors bien entendu le sens de la phrase est altéré, déporté, adultéré. Et si par-dessus le marché vous ajoutez en voix off un commentaire qui donne le cadre sémiotique, c’est-à-dire un sens unique que vous voulez faire passer dans le film, alors le tour est joué ! Mes propos ont été dénaturés de façon ignoble, au point d’en inverser le sens. Mes énoncés ont été découpés de mon énonciation, qui n’y était plus. Tout ça pour véhiculer la thèse selon laquelle les psychanalystes culpabilisent les mères, rendent les parents responsables de la maladie de leurs enfants. Alors qu’à aucun moment, lors de l’entretien, je n’ai formulé une telle bêtise. Au contraire, à chaque fois que la réalisatrice voulait m’emmener sur le terrain, du genre : « Et la dépression maternelle, cause de… », ou « l’enfant-phallus de la mère… », je donnais une réponse démontrant qu’on ne pouvait pas se contenter de telles simplifications. Je ne vois pas comment j’aurais pu contribuer à culpabiliser les parents alors que ma pratique s’inscrit tout à fait à contre-courant de cette psychologie de base.
Suite à cet épisode, j’ai réfléchi à la question de la faute et de la culpabilité. Il y a d’ailleurs à cet égard dans le n°173 de Lacan Quotidien le texte d’une intervention du Dr Guy Briole lors d’une conférence de presse à l’hôtel Lutétia, le 4 mars, organisée par l’Université populaire Jacques-Lacan et l’Institut psychanalytique de l’enfant. C’est un article de fond, très intéressant. Selon moi, si un enfant a des problèmes, des symptômes, une maladie, quels qu’ils soient, il serait absurde mais aussi pas éthique de la part des psychanalystes de croire, ou de penser, que c’est la faute des parents. En revanche, supposer qu’une série de symptômes relève de la causalité psychique ne veut pas dire que cela désigne un coupable. La faute des parents est une supposition naïve qui relève de la culpabilité elle-même. Il est fréquent de constater que ceux qui demandent une analyse pour traiter de leur symptôme, s’engageant dans un processus d’élucidation, vont, dans un premier temps, supposer que la faute revient aux parents, comme si la faute trouvait chez eux un Autre sur mesure. Et Dieu sait si la culpabilité ne réside pas toujours au creux de notre rapport le plus intime à nous-mêmes et aux autres… Un travail analytique comporte d’aller au-délà de cette supposition naïve. Mais quand on dépasse d’un cran le domaine de la supposition, quand la faute de l’autre devient certitude comme dans Le Mur, cela relève d’une autre logique visant à la psychanalyse et les psychanalystes comme coupables et responsables de tout ce qui ne va pas dans le traitement des enfants autistes aujourd’hui en France. Nous sommes alors confrontés à une autre logique de la faute, celle qui ouvre la porte au pire : c’est la logique de l’insulte, de la chasse aux sorcières, de l’accusation. C’est une façon de désigner le mauvais, le fautif, et ça, on sait que c’est redoutable. C’est la haine qui est à l’œuvre. C’est intéressant, parce que Freud a élucidé la souche pulsionnelle de la haine. Nous pouvons lire ses propos dans son texte de 1915, Pulsions et destin des pulsions. Et en 1925, il écrit une phrase lumineuse dans La dénégation : « Le mauvais, l’étranger au Moi, ce qui se trouve au dehors, lui est d’abord identique. » Ce propos de Freud indique bien que l’objet haï fait partie de moi-même. C’est ma partie la plus intime, rejetée en dehors de moi. Ce plus intime à moi, mauvais, que j’expulse, c’est le fondement et la source de la haine.

Vous-même, vous arrive-t-il de ressentir de la haine pour Sophie Robert ?

Ce n’est pas la haine comme affect qui s’est imposée à moi. Plutôt la colère, la rage. Je me suis sentie profondément déçue, parce que je lui avais accordé ma confiance. C’était aussi un effet de réveil : peut-être qu’aujourd’hui, hélas, la confiance dans la parole donnée n’a parfois plus cours… J’ai compris ensuite, malgré le tort subit, que ce n’est pas que ma personne qui était en jeu, mais quelque chose qui s’inscrit dans la conjoncture actuelle, visant au-delà de chaque psychanalyste, la psychanalyse. D’où ma rage d’avoir été instrumentalisée au service d’intérêts redoutables. On se trouve face à un nouveau mode d’escroquerie : par exemple, les Immortels de l’Académie française se sont prêtés à un entretien portant sur le temps qui passe. Des réflexions d’académiciens sur le temps, une pure merveille ! Quelle a été leur surprise de voir que leurs propos servaient à une publicité pour des montres de luxe ! Ils ont été victimes d’une manipulation de leurs propos au service d’une logique marchande. C’est la même logique qui est à l’œuvre dans le montage du film. J’ai accepté de parler pour un public plus large afin de contribuer à diffuser la démarche psychanalytique, sa pratique, ses concepts, sa visée, et mes propos ont été détournés et mis au service de ce qui constitue l’envers du discours analytique, afin d’alimenter une vaste campagne au service d’une opération de marketing, non pas d’un produit de luxe, mais d’une entreprise de production de robots.

Quelle que soit l’appréciation qu’on peut porter sur Sophie Robert et son documentaire, il n’en reste pas moins que cette affaire a incité de nombreux parents à témoigner. Beaucoup se montrent franchement hostiles à la psychanalyse, et affirment qu’on les a culpabilisés. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Il y a là comme un mouvement de foule pour chercher et lyncher le coupable. Les amalgames sont de mise. Un psy est équivalent à « tous » les psys, un psy quelconque est équivalent à l’universel de tous les autres, et cela équivaut à la psychanalyse elle-même. En revanche, si l’on est attentif à une certaine littérature concernant l’autisme, on trouve pourtant des perles. Par exemple un livre dont la lecture a été pour moi très plaisante, Sortir de l’autisme, de Jacqueline Berger, mère de jumelles autistes. Elle témoigne de son parcours, de sa souffrance, comment elle a fait de sa souffrance une source d’inspiration pour une solution. Elle a transmis son expérience dans un essai tout à fait réfléchi, documenté, où elle rend honneur à la psychanalyse dans la mesure où ses enfants ont bénéficié d’un traitement dans un hôpital de jour à Paris. Elle explique comment ses filles sont nées au langage grâce à des professionnels dévoués et engagés. Elle fait part aussi d’une réflexion sur la société moderne et les pratiques comportementalistes. Elle dit des choses très intéressantes et très justes, par exemple que la psychanalyse est un travail artisanal qui ne s’accorde pas avec la rationalisation du soin, et qui ne peut pas rentrer dans la logique des statistiques et de la quantification. Il s’agit plutôt, dit-elle, « d’un bricolage mais aussi d’une création à la fois banale et extraordinaire comportant un engagement profond d’amour. » On peut lire aussi d’autres témoignages de familles, recueillis par exemple dans Lacan Quotidien, qui montrent la satisfaction de la démarche analytique. Mais il se trouve que l’inspiration analytique ne promeut pas la création des réseaux ni d’associations de parents. C’est la grande différence.

Mais pour s’exprimer sur Internet, pas besoin d’une association, on peut le faire spontanément : or, dans l’ensemble, les témoignages sont défavorables à la psychanalyse. Et surtout, les parents expliquent qu’ils ont bel et bien été culpabilisés par les soignants. A votre avis, y a-t-il donc effectivement des psychanalystes qui culpabilisent les parents ?

J’ai du mal à penser que des psychanalystes dignes de ce nom soient dans une logique de culpabilisation des parents. Néanmoins je conçois bien, mais c’est une hypothèse, que dès lors qu’on va se confier à un psychanalyste, il y a un appel à la subjectivité, à sa propre histoire, à la recherche des coordonnées du désir, de sorte qu’il n’est pas exclu que ce processus de parole donne lieu à : « Ca me culpabilise. » C’est d’une extrême délicatesse, c’est quelque chose qu’il s’agit de traiter avec un très grand soin. Les soignants doivent se demander comment accueillir la culpabilité des parents quand on s’occupe d’enfants, quelle que soit la problématique des enfants.

Vous voulez dire que les parents se culpabilisent tout seuls ?

La culpabilité est un ressort intime de la subjectivité. Elle est au cœur de notre rapport à nous-mêmes et aux autres. Mais encore faut-il faire la différence entre culpabilité et responsabilité. Je lisais par exemple un ouvrage, Vaincre l’autisme, le témoignage d’une mère d’enfant autiste, Barbara Donville. Une mère courage, comme celles qui se battent pour faire sortir leur enfant de l’enfermement et auxquelles je ne dois que du respect, de l’admiration et de l’estime. Barbara Donville se trouvait donc confrontée à un diagnostic de trouble envahissant du développement pour son petit garçon de 3 ans. Elle explique son désarroi, sa solitude, l’abîme qui lui est tombé dessus. Elle a eu la force de se dire qu’elle ferait quelque chose pour son fils, et elle a inventé une méthode. Une méthode éducative tenant compte de la singularité de l’enfant, tout en délicatesse. Elle dit avoir compris que son enfant n’avait pas tout à fait fini de naître : « Il fallait que, sage-femme de l’espérance, je l’aide à naître jusqu’au bout, à naître pour être enfin ! » Je suis très touchée par cette autre phrase : « Cela demandait réflexion et remise en cause personnelle. Certes. Mais quelle n’est pas la vie qui exige une telle démarche ! » C’est à partir de cela qu’elle a trouvé le courage de se consacrer à son enfant, avec des résultats formidables puisqu’il est scolarisé avec de très bons résultats. Elle voit là un miracle de l’amour. Je trouve là le témoignage d’une mère qui ne rejette pas sa subjectivité pour y trouver les sources de sa force créative. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a une relation directe de cause à effet, et qu’elle se trouve coupable de la maladie de son petit garçon.

Pardonnez-moi d’insister, mais encore une fois de nombreux parents témoignent spontanément pour dire : « Notre enfant a été pris en charge par un psychanalyste, qui a dit que c’était notre faute s’il était autiste. » Pensez-vous qu’ils se font des idées, que ça ne s’est pas vraiment passé comme ça, ou bien que le praticien peut effectivement se trouver en tort ?

Je ne pense pas qu’ils se font des idées, ils témoignent de leur vérité subjective. Mais je ne pense pas non plus que les praticiens aient pu énoncer des jugements aussi insensés. C’est difficile de prononcer un jugement universalisant là-dessus, et si je m’avance dans ce sens, ce serait aller vers un terrain tout à fait glissant. Je ne peux pas répondre pour tous les praticiens, je ne les connais pas, je ne sais pas quelle formation ils ont pu avoir. Je ne peux assumer leur énoncé ni leur énonciation, je ne peux que me responsabiliser que de mon énonciation à moi. Je ne peux pas me porter garante ni être le porte-parole de tous les praticiens d’orientation psychanalytique s’occupant des enfants autistes, ce serait absolument insensé de ma part. Je pense qu’il y a là quand même quelque chose à étudier, à considérer. Qu’il y ait des mauvaises rencontres, c’est possible. Et des malentendus aussi. Vous savez, quand on veut communiquer quelque chose, l’intention de signification n’est pas un circuit très simple : ça parcourt une boucle où ce que j’entends comporte aussi mon propre décodage. La parole engendre du malentendu.

Revenons à l’action que vous avez intentée en justice. Pourquoi avoir choisi cette voie au lieu de demander un droit de réponse ou un message de désapprobation au début du film, par exemple ?

Quand on a pris connaissance de la diffusion du film sur le Net, on a compris que c’était un fait accompli. Une diffusion en salle était aussi programmée, avec des débats. Un document sur le Net fait le tour du monde en temps réel : dans ces conditions, puisque le pacte de parole avait été rompu, puisque les conditions de notre engagement, la façon dont on avait été recrutés, se fondaient sur un abus, je ne pouvais plus croire à une entente amicale pour un droit de réponse. Non : à ce moment-là, on a fait passer notre plainte du côté de la justice.

Avez-vous demandé à d’autres psychanalystes interviewés par Sophie Robert de se joindre à vous trois ?

Non, je n’ai sollicité personne. Nous sommes tous les trois membres de l’Ecole de la Cause Freudienne, nous nous sommes donc concertés entre nous.

Pourquoi avoir demandé précisément 290 000 euros de dommages et intérêts, et pas un euro symbolique par exemple ?

Oh, on revient toujours sur cette affaire de la somme demandée ! Ce qui a donné lieu à des commentaires absolument révoltants sur le Net, convoquant tous les fantasmes. Ecoutez, c’était une somme forte pour envoyer un signe fort après ce préjudice. Une sanction pour stopper ce type de manipulation.

C’était donc dissuasif.

Je dirais que ça avait plutôt la valeur d’un signe : un stop, un non, un arrêt, une limite. La réalisatrice aurait dû inclure dans le calcul de son projet la logique des conséquences la concernant.

Avez-vous redouté qu’on vous accuse de vouloir censurer le film ?

Non, pas du tout. On ne peut jamais prévoir de quelle accusation on fera l’objet, mais à aucun moment je ne me suis sentie incarner la fonction de la censure. Au contraire, j’ai eu l’intime conviction en regardant le film que mes propos à moi avaient été censurés, en les amputant de leur énonciation. Comme l’entretien avait eu lieu un an plus tôt, que j’avais complètement oublié cette histoire et que je n’avais pas pris de notes, je n’avais pas une idée précise du parcours théorique que j’avais emprunté pour répondre aux questions de la réalisatrice. Mais j’ai pu constater l’écart entre les propos retenus dans le film et ceux que j’avais soutenus, dès lors qu’on a récupéré les rushes. Sophie Robert ne les pas donnés parce qu’elle n’avait rien à cacher, mais parce qu’il y a eu une décision de justice.

Certains de vos collègues ou patients estiment-ils que vous n’auriez pas dû porter plainte ?

Non, au contraire. Dès la diffusion du film, j’ai commencé à recevoir des messages de solidarité et d’indignation de la part de collègues du monde entier, mais aussi de personnes qui travaillent avec moi. Leur réaction était plutôt pour nous encourager à nous défendre : « Faites quelque chose ! Ne restez pas dans le silence, exprimez-vous ! Mobilisons-nous, répondons ! » Dès lors que notre décision était connue, la plupart des personnes se sentant concernées par cette histoire se sont senties absolument solidaires, et profondément soulagées qu’une instance de justice puisse trancher.

Sophie Robert a fait appel. Si jamais la justice lui donnait cette fois raison, que feriez-vous ?

En première instance, ses représentants ont convenu qu’il y avait déformation de propos et détournement de sens. Je leur suis absolument reconnaissante d’avoir accompli un travail remarquable et une lecture d’une extrême finesse, pratiquement linguistique des textes nous concernant. Je préfère penser, voire croire, qu’ils feront preuve à nouveau d’attention, de pertinence et de délicatesse pour trancher convenablement.

La Haute Autorité de Santé vient d’émettre de sérieuses réserves vis-à-vis de la prise en charge psychanalytique de l’autisme. Qu’en pensez-vous ?

Malgré la campagne, la guerre menée contre la psychanalyse, incluant même une proposition de loi pour l’interdire en pareil cas, malgré cet extrémisme et des pressions exercées, la Haute Autorité de Santé a produit un texte n’allant pas tout à fait dans le sens de ce que Libérationavait annoncé (la psychanalyse est finalement qualifiée de « non consensuelle », et non pas « non recommandée », NDLR). Il y a eu une rectification au grand dam des lobbies cognitivo comportementalistes. Il est très éclairant de lire là-dessus les enjeux de financements des structures de soin à l’œuvre dans cette affaire, mis en lumière par Lacan Quotidien n° 177. La psychanalyse doit-elle constituer une approche exclusive pour soigner l’autisme, ou peut-elle être associée à d’autres ? Il serait absolument débile de soutenir qu’il n’y a que la psychanalyse pour traiter les enfants autistes. Il me semble qu’il faut une approche multiple, adaptée à chaque enfant, au cas par cas, assurée par des équipes de professionnels spécialisés dans différentes disciplines et pouvant faire avancer l’enfant aussi bien dans le relationnel, le social, l’éducatif, que l’acquisition du langage, du savoir. Bref, tout simplement dans son humanisation. La psychanalyse peut servir, à condition qu’il y ait aussi une pluralité de pratiques dans des lieux adaptés. Ce qui confronte à des difficultés de taille à cause du manque de moyens et de places.  

terça-feira, 13 de março de 2012

“Lacan, la política en cuestión"


CONVERSACIÓN CON JORGE ALEMAN. En torno a su libro: “Lacan, la política en cuestión". Juan Carlos Tazedjián (Valencia) y EL TAXISTA ALEMÁN. Shaila García Catalán (Valencia)

I. El título
No es obvio. Entre Lacan y la política no hay ni dos puntos, ni una conjunción. Sólo una escansión, una coma, que pone a ambos en serie.
“En cuestión”. En nuestra lengua tiene al menos dos acepciones. Una: “de lo que se trata”. El tema en cuestión, el tema de que se trata. Luego: Lacan, la política de la que se trata. Pero también, “cuestionada”. Poner algo “en cuestión”, interrogarlo, objetarlo, interpelarlo. La política cuestionada desde Lacan. Las dos acepciones están presentes a lo largo del libro. Un cuestionamiento de la política, tal como se la puede entender en el discurso común, puesta en tensión con otro significante que no es sinónimo: “lo político”.
II. Soledad: Común
Es el texto de una ponencia, presentada en las jornadas de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis, celebradas en Valencia en el 2009, bajo el título “La soledad del analista”.
Aparente contradicción: la soledad del uno, de cada uno de los unos y lo común para todos. Si decimos “para todos”, hay contradicción. Pero Jorge habla de la soledad de todos, aunque no la nombre así. Esa soledad que se inscribe en cada uno, no como lo que lo iguala o lo asemeja a los otros, sino como “la diferencia absoluta” de cada uno con cada otro. Y, no contradictoria sino paradójicamente, esa diferencia de cada uno en su soledad es lo que permite lo Común.
Alemán distingue el “común” que es un “para todos” capitalista o totalitario, de un Común con mayúscula que describe así: “Un estar juntos, un ser con los otros, en un proyecto sin garantías, donde lo Común no está dado de antemano sino que es la contingencia que se puede encontrar en el arte, en el amor, en la amistad y en el orden específicamente político. Pero para esto hay que admitir que la única constancia material de esa matriz de lo Común con la que han tenido que ver los seres parlantes es el encuentro real con lalengua”. Utiliza ese neologismo lacaniano, traducción de la lalangue con lo que Lacan se refiere, al laleo del infante, cuando la lengua no ha sido aún sometida al lecho de Procusto del lenguaje. Se trata de un encuentro único, singular, intransferible.
Vemos entonces que así como la soledad es necesaria, en el sentido lógico del término. Es decir, necesariamente cada uno se enfrenta a lo traumático de su encuentro solitario con la lengua… lo Común es una contingencia. Hay una implicación del orden de la responsabilidad, de la decisión, en cada una de esas contingencias que podemos encontrar -en el arte, la amistad, el amor, el orden político-, que requieren el consentimiento del sujeto. Lo Común tal como lo plantea Alemán, no está dado por el solo hecho de alguien pertenezca a lo que se llama una comunidad. Entre otras cosas, porque no se trata de una unidad, dada por lo que nos asemeja, sino de un ser con el otro, a partir de nuestra diferencia absoluta con el otro.
A mi modo de entender, es en esta “soledad: Común”, donde Jorge nos introduce a la articulación entre psicoanálisis y política. Esto, siempre que no caigamos en el error de pensar que soledad=individuo=psicoanálisis. Y Común=sociedad=política. No se trata de oposiciones que se conjugan sino de dimensiones que se anudan. Lo Común (con mayúscula) es, como dice en otro lugar, “lo que tenemos en común, como algo previo y anterior a todas las diferencias generadas por las tradiciones y las identidades culturales”. Y qué es ese común: La Soledad. Como vemos, están a anudadas.
III. Apuntes preliminares: “Para una izquierda Lacaniana…” (2000-2010)
“Para una izquierda Lacaniana…” se publica en el 2009 y el capítulo de este libro, publicado al año siguiente (2010), son las conversaciones que habían sido publicadas en el 2006 bajo el título de “Entrevistas”, en su libro “ El porvenir del inconsciente”. De otra forma: en el 2010, Jorge publica las notas preliminares de un libro editado el año anterior y escritas en el 2006. Es decir, en el 2010, las “entrevistas” del 2006 se transforman en notas preliminares de algo que ya estaba escrito, con lo que lo preliminar es posterior.
Esto no es un juego ni una repetición, sino la puesta en acto de lo que dijo Lacan sobre el tiempo del sujeto, que no es un tiempo lineal, progresivo sino el futuro anterior: “Lo que habré sido para lo que estoy llegando a ser”, que en este contexto se podría traducir: “lo que habré escrito para lo que estoy llegando a escribir”. Este gerundio, del “llegando” a ser -que en la lengua inglesa de los americanos aparece constantemente con el sufijo “ing” que sustantiva al verbo (parking, zapping, footing, etc.) en Jorge Alemán tiene un sentido distinto con el recurso de los puntos suspensivos que aparecen en este capítulo y en el nombre de sus dos últimos libros. Suspensivos doblemente, en tanto testimonian que el sentido de lo escrito está siempre en suspenso, que no hay teleología, y también en tanto dejan al lector el espacio para continuar la escritura con su propia lectura. Alemán corroboró esto en la conversación posterior diciendo que no cree en El libro, como tal.
A mi entender, estas 38 páginas son el hueso del texto. Ante la imposibilidad de hacer una semblanza de sus infinitas modulaciones, transcribo textualmente un apartado completo al que titula “Una sociedad freudiana imposible”: “…¿ cuáles serían sus condiciones? Apostar al deseo sin garantías sin excluir el horizonte de la responsabilidad. Aceptar el carácter irreductible del deseo sin caer en la tentación del goce propio del mártir. Soportar la infelicidad contingente sin que se convierta en una desdicha necesaria. Saber perder sin identificarse Con aquello que se ha perdido. Tener conciencia de la propia finitud, escapando a la fascinación de la cultura de la pulsión de muerte. En esta sociedad imposible habrá lugar para la tragedia singular, pero no para la humillación planificada; encontraría lugar el dolor de existir, pero no la explotación de la fuerza de trabajo; se realizaría la voluntad de decir cualquier cosa y también la de callar, pero no en un silencio cobarde; estaría contemplado el ser extranjeros de sí mismos, pero no el desarraigo obligado para las multitudes”.
IV. El sujeto del inconciente y la democracia
Si es verdad que -tal como lo afirma Lacan- “El significante es lo que representa a un sujeto para otro significante”, es decir, que no puede haber nunca ninguna representación que agote del todo al sujeto, Alemán plantea una hipótesis absolutamente novedosa:
“…la democracia consiste en este mismo problema. La representación nunca puede ser absoluta…ningún sujeto puede quedar coagulado por lo que lo representa. Por eso, podría haber una afinidad estructural entre el sujeto del inconsciente y la democracia”
Me parece que tanto esta hipótesis como el párrafo de la sociedad freudiana imposible, podrían ser objeto de todo un seminario sobre conjeturas psicoanalítico-políticas que se titularía: “Afinidad estructural entre el sujeto del inconsciente (psicoanálisis) y la democracia (política)”. Para Alemán, “El inconciente es una experiencia política”. Luego, lo que llama “una afinidad estructural” es algo más que una analogía o un paralelismo.
V. “El nuevo malestar en la cultura: políticas para un sujeto dividido”
-Es una entrevista realizada por a Antonio G González, uno de los organizadores del Seminario Atlántico de Pensamiento, realizado en Las Palmas de Gran Canarias. En la edición del 2010 participaron también Ernesto Laclau y Mufet Chantal, y entre otros.
Me parecen muy interesantes las preguntas de Gonzáles, ya que propician que las respuestas de Alemán acaben constituyendo una re-escritura del libro de Freud de 1920 “El malestar en la cultura”. A mi juicio, el texto de Freud, para que tenga vigencia HOY, tiene que ser acompañado por la lectura de este capítulo del libro de Alemán.
Hay en Freud un imperativo ético válido para la práctica analítica: “Wo es war, soll ich Werden”, Cuya mala traducción, Lacan corrigió de esta manera: “Donde ello era, debo advenir”. En otras palabras: allí donde eran las exigencias esclavizantes de las pulsiones, debo advenir como sujeto deseante.
- Ya en su libro anterior “Para una izquierda Lacaniana…” Jorge lo había parafraseado de esta forma:
*Allí donde el individuo neoliberal del goce autista es, el sujeto excéntrico del inconciente debe advenir.
Y en este capítulo, lo parafrasea “ de una forma dislocada”, dice, así:
*Allí donde los mandatos del capitalismo ordenan gozar con la pulsión de muerte, el deseo del pueblo debe advenir”.
Cada vez que lo leo no deja de sorprenderme la expresión “el deseo del pueblo”. (En la conversación, fue inevitable la pregunta y sorprendente la respuesta). Hasta esa afirmación, hablábamos del deseo inconsciente, del deseo del sujeto, del deseo del analista… ¿cómo entender el deseo “del pueblo”? Sólo con la forma en que Alemán caracteriza al “pueblo”. No como multitud, ni como masa, ni como clase social, ni como conjunto de individuos que comparten un espacio geográfico o una identidad nacional. Pueblo, es aquello que puede emerger en una coyuntura. Esta emergencia, contingente, coyuntural, es compatible con lo que entendemos por deseo en psicoanálisis
VI. Ser de izquierda
A la pregunta de Diana Plaza y Gibrán Larruri ¿ qué es ser de izquierda? Alemán responde de la forma que escribo según mi lectura, con 7 escansiones:
1. “Ser de izquierda implica sostener el carácter contingente del capitalismo,aunque no se pueda garantizar la salida de él ni tengamos un nombre para esa salida”. Ya hay aquí una diferencia con el marxismo clásico, en el sentido de que el capitalismo es una etapa histórica no contingente sino necesaria, para pasar a otra cuyo nombre y características sí sabemos.
2. Ser de izquierda es “…el intento de pensar un ser con los otros como lo diría Heidegger, con un nuevo tipo de lazo social, otra manera de pensar ‘lo común’ que no esté de antemano capturada por el orden jerárquico de las diferencias efectuadas por el carácter jerárquico de los medios”.
3. Ser de izquierda no es ver esa otra cosa distinta del capitalismo como un mundo utópico o “un punto de llegada, el sitio donde un hombre nuevo pueda ser generado… (sino) el lugar donde la ‘diferencia absoluta’ de la que habla Lacan, pudiera desplegarse (…) Un lugar tragicómico donde todas las vicisitudes de la existencia mortal, sexuada y parlante, por fin se puedan poner en juego sin las coartadas de la explotación económica”.
4. “Ser de izquierda es intentar captar el presente más allá del fantasma que nos obliga a protestar siempre por lo que nos ha tocado en suerte…”
5. “Ser de izquierda implica una disponibilidad hacia los momentos de irrupción de ‘lo igualitario’ en lo común de lalengua, sea cual sea el ámbito en el que se produzca esa emergencia que anula por un instante a las jerarquías”. Por ello lo leo como: ser de izquierda es ejercer de izquierdista. Esto lo corrobora el último punto:
7. “Es también estar atento a la operación de cómo un Pueblo surge en una coyuntura de fragilidad y exclusión”.
B. Comentarios y respuestas a preguntas e intervenciones.
El acto, fue organizado por la Biblioteca de Orientación Lacaniana de Valencia y la conversación fue animada fundamentalmente por las preguntas y comentarios delTaller de Psicoanálisis y Política que –en su tercer año de constitución– se reúne mensualmente a comentar textos y experiencias, debatir, discutir interrogarse y buscar respuestas, alrededor de los temas y las hipótesis desarrolladas en la obra de Jorge Alemán. Se desarrolló a lo largo de dos horas y media, de las que sólo resaltó algunos puntos:
- Alemán planteó su idea del psicoanálisis como un discurso de la singularidad, más allá de todas sus otras posibles aplicaciones. Dijo que el suyo es un intento de dar una vuelta de tuerca más a la preocupación de los psicoanalistas por la clínica y apuntar a no sólo caracterizar la época de un modo académico sino generar un nuevo tipo de práctica, que intervenga en los lazos sociales que pueden generarse, e incluso inventarlos.
- Hizo referencia a Commonwealth, el último libro de Negri y Hardt, y sus desarrollos sobre los avatares de “lo común”. Una idea que comparten algunos intelectuales del 15 M, respecto a la oposición a la representación en democracia. Articuló esto a una pregunta sobre qué es lo que reemplazaría el papel de “el partido” en los movimientos emancipatorios conocidos. Admitió que no es una cuestión de fácil resolución ya que si bien está de acuerdo en que debe haber algo no institucional en la política, no por ello quedaría invalidada toda representación. Este es un debate actual.
- Habló de la importancia de hacer una relectura de la Revolución Francesa, la revolución rusa, la revolución cubana, el mayo del 68, los movimientos emancipatorios latinoamericanos…, admitiendo sus fracasos, sus consecuencias en muchos casos funestas y los costes de vidas. Pero advirtió del peligro de utilizar el fracaso para justificar el cinismo. Se trata de “volver a intentarlo”. Al escucharlo, me recordó la frase con que dedica el libro:
A los de entonces, que con lo nuevo, vuelven, vuelven, y vuelven…
En respuesta a una intervención sobre la crisis como últimos coletazos de un capitalismo que se acerca a su final, negó la existencia de una crisis. No hay crisis, no hay autoestima, no hay autocontrol… Para que haya crisis, no basta con el sometimiento de unos por otros, sino que es preciso que esos unos, se planten y digan NO. Y eso no ha ocurrido aún en Europa. Lo que llamamos crisis no es otra cosa que el movimiento mismo del capitalismo, como advertía Marx, un proceso de acumulación de capital que permite redefinir su valor y continuar con el sistema. Tampoco piensa que el capitalismo esté llegando a su extinción. Es muy difícil imaginar ese momento. Hay potencias que si quisieran podrían ya mismo colonizar todo el globo. Y, por otra parte, el discurso capitalista se cierra sobre sí mismo, no dejando lugar a imposibilidades.
- Entonces ¿seguimos o no sosteniendo el carácter contingente del capitalismo?
- Sí, pero contingencia no implica la seguridad de su extinción.
Subrayó la importancia del concepto marxista de plusvalía y su vigencia actual, más allá de no coincidir con que haya una clase que sea el sujeto predeterminado teleológicamente a llevar a cabo la emancipación.
Cuando Lacan dice que “no hay justicia distributiva” no se refiere a la distribución de los recursos sino a la distribución del goce. Aunque todos tuvieran un acceso “justo” a los recursos, cada uno en su singularidad se las arregla con su propia forma de gozar.
Crónica: EL TAXISTA ALEMÁN. Shaila García Catalán (Valencia)
«Hace años si en Argentina un taxista te hablaba de Lacan eso no implicaba que el país fuera intelectual sino que el taxista era un intelectual que había perdido su trabajo y debía trabajar de taxista».
Esta clarificadora sentencia con estructura de verdad y efectos de chiste sobreaquella Argentina sirvió a Jorge Alemán para hablar sobre el momento ahora de la política.
El 3 de febrero llegó a Valencia para conversar en torno a su libro Lacan, la política en cuestión… (2010), libro que rumia el hilo de interrogaciones de los anteriores El porvenir del inconsciente (2006) y Para una izquierda lacaniana… (2009), éste último excusa para la formación, en 2010, del Taller de Psicoanálisis y Política que animó el debate.
El psicoanalista problematizó la convivencia de la izquierda y del psicoanálisis: el pensamiento legado de la izquierda es el pensamiento de la igualdad y lo común que no están presentes, de entrada, en psicoanálisis, interesado por la lógica del caso por caso y con reservas con la invención colectiva. Ahora bien, la política, como el amor, nos notifica sobre la imposibilidad, condición que invita a inventar: el psicoanálisis sí puede intervenir en nuestra época. No porque la analice, como algunos piensan, sino porque apunta hacia la diferencia y, por tanto, puede señalar la confusión que el neoliberalismo traza entre el “todos iguales” y el “para todos”. La verdadera igualdad consiste en desplegar la diferencia absoluta y no la diferencia de los mercados. Esta estela consensual del “para todos” es, de hecho, la que impide que haya una crisis. Alemán espetó: ¡No hay crisis porque los sujetos no dicen no, no hay desacuerdo con el capital! No hay crisis del capitalismo, de hecho, ésta es la modalidad de su existencia. Hay, como advertía Marx, un proceso de acumulación de capital que permite redefinir su valor y continuar con el sistema aunque la hegemonía pueda cambiar de Estados Unidos a China, ¡quién sabe!
Si algo puede el psicoanálisis anotar también es que nuestro Otro -porque sí hay Otro que sostiene el individualismo y la fragmentación contemporáneas- no son los mercados, ni los bancos, aunque éstos sí estén secuestrando la enunciación de la política y se erijan como amos anónimos y sin rostro.
Con todo esto, Alemán propuso que si respondemos con antagonismo interrogaremos la enunciación. Y es que él, particularmente, no renuncia a la emancipación: ésta tiene que ver con el deseo. Por el contrario a Slavoj Žižek, quien aboga por hacer la Revolución tocando la raíz de la Cosa, Alemán es cauto y sagaz, y se pregunta: pero ¿cómo se toca la raíz? ¿y cuántos muertos? ¿y quienes serán esos muertos?
Estas preguntas por el devenir, llegan, a su vez, directamente desde una memoria viva de los ya, en/por otras batallas, muertos. Él dice que sin éstos, no hay solucióneconómica o política. Éstos se instalan de forma decidida en Alemán. Su discurso los arrastra y los cobija.
Y es que, en tanto psicoanalista, también es un taxista. Hace algún tiempo escuché que los psicoanalistas adoptan cierta función de taxistas: llevan a los sujetos donde éstos deseaban.

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domingo, 11 de março de 2012

'De tu ventana a la mía'


'Tributo a los sentidos

Pero es también un homenaje a los sentidos: Ortiz nos deja visualizar a los personajes desde muy cerca, permitiéndonos escuchar tan nítidamente su respiración que la nuestra, sin quererlo, se confunde con la de ellos.
El sonido del viento, las lágrimas de Violeta, los golpes secos de tijera, los gritos de Inés, los visillosde ganchillo, la luz, la música –que se instala a sus anchas en cada uno de los planos–, la soledad que invade a las tres, los inmensos campos de trigo, laimpactante mirada de Luisa y el llanto de una niña cuya vida va a estar, desde que nace, marcada por la sinrazón consiguen estremecer al espectador hasta tal punto que es prácticamente imposible salir del cine y pasar a otro tema.
“La idea era generar un tapiz para mostrar que, a pesar del espacio, del tiempo y de la edad, hay historias que comparten un secreto universalfemenino", cuenta a RTVE.ES Paula Ortiz. "Y yo quería contarlo de manera muy plástica. La película es un solo cuento que muestra que desde la belleza de los gestos sutiles –muy propios de las mujeres– se pueden cambiar las cosas, incluso el rumbo de la Historia”, concreta.'

http://blogs.elpais.com/version-muy-original/2011/10/trailer-de-de-tu-ventana-a-la-mia.html


Tráiler de 'De tu ventana a la mía'

Por:  | 20 de octubre de 2011
Maribel Verdú en 'De tu ventana a la mía'

Maribel Verdú lleva 25 años siendo una estrella del cine español. Una estrella castiza,como escribía Luz Sánchez-Mellado en un reportaje en El País Semanal el pasado mes de septiembre.  Ha pasado por algunas de las mejores películas de los últimos años, comoLos girasoles ciegos, Siete mesas de billar francés o El laberinto del fauno. Se ha dado el lujo de trabajar con uno de los mitos del cine, Francis Ford Coppola, en Tetro. Y lo que le queda. Como la película de Pablo Berger de Blancanieves, en blanco y negro, muda y con música de Alberto Iglesias.  O su próximo estreno, De tu ventana a la mía, primer largometraje de la directora Paula Ortiz, con Leticia Dolera y Luisa Gavasa, cuyo tráiler y cartel publicamos hoy en este blog.

Verdú, Premio Nacional de Cine 2009, Goya a la Mejor Actriz en 2008 (Siete mesas de billar francés), recibirá la semana que viene una de las Espigas de Honor de la Seminci de Valladolid (la otra es para Enrique González Macho) después de que se proyecte  en la sección oficial De tu ventana a la mía.
En palabras de la directora: "Esta es una película que cuenta tres historias de tres mujeres que, como tantas otras, tuvieron que vivir solas sin elegirlo, buscando un sentido vital y una cierta felicidad en un paisaje hostil. Es una película sobre mujeres a las que cortaron las alas, y aún así, nunca dejaron de soñar su amor. De tu ventana a la mía se asoma a la lírica de los espacios interiores, la memoria afectiva de tantas mujeres cuyas vivencias y cuya dignidad piden ser rescatadas del tiempo y el olvido".

VENTANA - Cartel 01
De tu ventana a la mía se estrenará el primer trimestre de



 2012.

El semblante entre un hombre y una mujer

Por Silvia Tendlarz

La autora se sirve de una interesante leyenda en la que dos amantes se vuelven a unir, una y otra vez, para pensar qué es lo que hace posible el encuentro entre los seres sexuados, siendo que existe una imposibilidad de que se escriba la relación entre los sexos. A partir de allí, realiza una clara y rigurosa precisión de los modos en que Lacan conceptualiza, en diferentes momentos de su enseñanza, al falo como significante, al falo como semblante, hasta llegar al concepto de sinthome como aquello que vuelve posible al parlétre su relación al Otro sexo.

Silvia TendlarzCuenta una leyenda guaraní que hace años habitaba en el río Iguazú una enorme serpiente llamada Boi. Los indígenas guaraníes debían sacrificarle una bella doncella una vez por año arrojándola al río. En cierta ocasión, un joven cacique, Tarobá, se enamora de Naipí, la joven destinada al sacrificio. Para salvarla, la rapta y huyen juntos a lo largo del río. La serpiente, furiosa, encorva entonces su lomo y de ello resulta que parte el curso del río formando las Cataratas del Iguazú. Transforma luego al joven cacique en un árbol y la larga cabellera de Naipí se convierte en la caída del río. Se sumerge luego en la Garganta del Diablo para vigilar que los amantes no se vuelvan a encontrar. Pero, en los días en los que resplandece el sol, el arco iris que emerge sobre las aguas del río, supera el poder de la serpiente Boi, y vuelve a unir a los amantes una y otra vez.
1. El falo como meteoro
El arco iris es uno de los meteoros examinados por Descartes en su célebre Tratado. Como el trueno, o las nubes, forma parte de la naturaleza. Por definición, dice tempranamente Lacan en el Seminario 3, el meteoro "es eso". Detrás nada se oculta, está enteramente en la apariencia y, al mismo tiempo, su origen está en su nominación como tal. Si se trata de alcanzar al arco iris, nunca se lo logrará, puesto que, dice Lacan, "los pedacitos de sol que bailan en la superficie del lago como el vaho que de ella se escapa, nada tienen que ver con la producción del arco iris, que comienza con determinada inclinación del sol y a cierta densidad de las gotillas en cuestión".
El meteoro del arco iris forma parte de la categoría del semblante. La naturaleza está llena de semblantes que no se confunden con lo real, de allí que Lacan afirme que nunca nadie creyó que el arco iris fuera algo curvado y trazado que estuviera allí verdaderamente. Aunque se vea es intangible y nadie puede alcanzar su lugar. La categoría de semblante se vuelve así la conjunción entre imaginario y simbólico en oposición a lo real.
Hombres y mujeres son el destino de cómo ser reparten los seres hablantes a partir del discurso. No hay nada natural en ello, si lo entendemos como una expresión biológica. El sexo es un decir, afirma Lacan, tiene que ver con el lenguaje y en su corazón se aloja lo real de la imposible inscripción de la relación sexual.
Tempranamente, y a la mejor manera freudiana, Lacan analiza la vida amorosa puntuando sus desencuentros, sus errancias, sus desvaríos, el malentendido fundamental que toma sus vestiduras y sus semblantes en la psicopatología de la vida amorosa. La clínica de "la relación entre los sexos" es orientada por el falo en los juegos de semblantes en tanto el falo mismo es un semblante. El ser y el tener involucrados, bajo sus distintas modalidades, incluyen el parecer en la relación sexual por la acción del significante fálico. El hombre protege su tener, la mujer enmascara la falta. Jacques-Alain Miller indica que no debe pensarse que ser el falo pueda tener otro sentido que el de ser el semblante, y quetener el falo sea algo diferente a poseer un semblante.
El falo así planteado queda articulado a la negatividad propia del deseo y de la castración. El ser se inscribe del lado del semblante y ambos se oponen a lo real y, al mismo tiempo, el ser no se opone al parecer sino que se confunde con él. El velo ocupa así un lugar esencial en medida en que esconde, disimula la castración, el velo mismo cubre la nada.
El examen de la relación entre el falo y el velo es ilustrado por Lacan a través del comentario de la pintura de Zucchi denominada Psiche sorprende Amore. Cuando Psiche levanta la lámpara sobre Eros para conocer a su amante nocturno que nunca había visto hasta entonces, un florero lleno de flores disimula el falo de Eros. El velo de las flores es correlativo al falo como significante y el cuerpo de Psyche aparece entonces como la imagen fálica presente en el cuadro.
Ahora bien, si la relación con el partenaire queda atravesado necesariamente por el falo y la castración, a nivel del goce, ¿qué lugar les queda reservado a unos y otros en el encuentro amoroso?
2. El falo, significante del goce
En la medida en que el falo no traduce solo una negatividad, un significante que nombra la castración, sino que expresa un significante enlazado a la positividad del goce, Lacan introduce nuevos matices.
La identificación sexual no depende de la fisiología, de la situación real ni de creerse que en realidad se pertenece al propio sexo. Lacan dice en el Seminario 18 que en tanto que el falo toca lo real del goce sexual, para los hombres la mujer es el falo y lo castra. Y, de la misma manera, el hombre es el falo para la mujer, pero ellas solo consiguen el órgano del pene, por lo que quedan igualmente castradas. Retoma así sus antiguas formulaciones de la equivalencia Girl=Phallus que circula entre los hombres y la demanda de falo por parte de las mujeres, pero enlazándolos al goce.
Al incluirse el goce sexual, las mujeres rápidamente señalan la equivalencia entre el goce y el semblante que cobran para un hombre. "Busquen a la mujer", a la manera de una novela policial, señala Lacan, busquen a la mujer, y podemos añadir nosotros, encontrarán a un hombre. Lacan indica que la verdad de un hombre es su mujer, eso le da su peso, el peso de su sinthome que hace que pueda creer en ella.
La verdad de un hombre es su mujer, pero eso no es recíproco en relación a las mujeres. La mayor libertad que ellas poseen respecto del semblante hace que en algunos casos, no en todos, puedan darle peso a un hombre que incluso no tiene ninguno. De allí el estrago como perspectiva de qué puede llegar a ser un hombre para una mujer.
Vemos así que la cama de Procusto que un hombre puede proponer como ideal para una mujer, y al que ella consiente para hacer amar y desear, tiene su contrapartida. La libertad de las mujeres con respecto al semblante vuelve a un hombre el íncubo ideal de una mujer recibiendo así su palabra todo su peso.
Un hombre le cree a una mujer, ella es su verdad. Una mujer es creada por un hombre, aunque no solo por él, toma sus semblantes, prestados por cierto. Pero, nada de eso asegura que puedan inscribir una relación hombre-mujer.
El hacer de hombre es dar signos a la mujer de que lo es. El cortejo, propio de la naturaleza, se ubica de entrada en la dimensión del semblante. No obstante, a diferencia de la especie animal en que los movimientos están estrictamente pautados, el cortejo puede tener sus tropiezos que a veces lo contraría con pasajes al acto que atraviesan el semblante y los vuelve no tan corteses. Lacan lo ejemplifica con la violación. Habla también de la pasión, semblante montado sobre la escena, acting-out al decir de Lacan, pero que nada dice acerca de su efecto ulterior entre un hombre y una mujer.
J.-A. Miller indica que en el orden sexual no basta ser, sino que también hay que parecer ser y esto condiciona no solo cómo se presenta el ser, a través de qué semblantes se presenta al otro, sino qué efectos tiene sobre cada uno de ellos la relación con el semblante fálico.
El hombre permanece esclavo del semblante que sostiene "todo hombre" bajo el régimen del falo. En cambio la mujer, más cercana a lo real, "no toda" en este semblante, objeta el universal del significante fálico y eso determina su particular tratamiento del semblante. Son las condiciones de goce las que fijan a la mujer en la posición de verdad de un hombre. El goce femenino produce una apertura del conjunto pero que al mismo tiempo lo cierra. No toda en el falo, pero tampoco por fuera de él.
Concluimos, entonces, con una paradoja de estructura: el falo como significante del goce, semblante del goce sexual y matriz misma de toda significación, ocupa el lugar de la imposibilidad de simbolizar la relación entre los sexos.
3. El partenaire-sinthome
La positivación del goce conduce a Lacan, como lo muestra J.-A. Miller en su curso "Cosas de finura en psicoanálisis", al desarrollo relativo alsinthome.
Los modos de gozar de los seres hablantes determinan su repartición en posiciones sexuadas y los matices en el entrecruzamiento entre el amor, el deseo y el goce. El partenaire-síntoma es una manera de situar al partenaire en términos de goce y esto conduce a un novedoso análisis de la vida amorosa.
En el Seminario 23 Lacan afirma que para todo hombre una mujer es un sinthome. En cambio, para las mujeres es necesario encontrar otro nombre para decir qué es un hombre para una mujer: puede ser una aflicción peor que un sinthome, incluso un estrago. Si no existe unsinthome universal para ambos sexos, la no equivalencia lo lleva a especificar el sinthome en cuestión, a captar su singularidad.
Esto aclara la paradoja señalada por Lacan "hay relación sexual y no hay relación" Hay relación al sinthome en la medida en que la relación con el otro sexo está sostenida por el sinthome, no hay relación, proporción, no hay equivalencia sexual.
¿Qué hace que dos sujetos se vuelvan una pareja? El goce por sí mismo, el goce del Uno, dado su estatuto autoerótico, vuelve solitarios a los amantes. El cuerpo del Otro, de su partenaire, resulta inalcanzable. El hombre queda a solas con su órgano, la mujer, con su goce. La castración da una posibilidad de encuentro en la medida en que el goce autista resulte perdido y se vuelva a encontrar en el partenaire bajo la forma del objeto a, plus de goce, semblante ya no universal sino singular. De esta manera, la castración obliga a encontrar el complemento de goce en el Otro que toma parte de ese goce y le da la significación de la castración. La verdad de la castración es que para gozar hay que pasar por el Otro y cederle parte de su goce. Así, el objeto a es el partenaire a nivel del goce.
En tanto el sujeto se enlaza a un partenaire, puede encarnar su síntoma puesto que se vuelve la envoltura del objeto a. El partenairefundamental para los dos sexos es finalmente aquel que puede volverse su síntoma, incluso cuando para una mujer un hombre sea un estrago.
Para concluir
Podemos puntualizar tres tiempos lógicos en la enseñanza de Lacan relativos a la relación entre un hombre y una mujer en los que intervienen de diferente manera los semblantes.
1) Hay relación, relación entre los sexos. El significante del falo, en la medida en que responde a la negatividad del deseo y que está articulado a la castración, es un semblante que ordena la relación entre los sexos.
2) No hay relación, relación sexual. El falo como semblante, significante del goce, correlativo efectivamente a la positividad de goce, funciona como un obstáculo para el goce sexual. No hay inscripción de la relación sexual.
3) "Hay relación sexual y no hay relación", como dice Lacan en el Seminario 23. El sinthome permite una relación con el otro sexo, aunque sea imposible la inscripción de la relación sexual. Nos desplazamos así de los semblantes al sinthome.
En el circular de las aguas y de los "juegos de la orilla con la onda" apreciados por Tristan l’Hermitte, los arcos iris se expanden en la luminosidad del día. Sobre ellos, sobrevuelan distintas especies de mariposas que pueblan de un sinfín de colores las Cataratas del Iguazú. Mariposas que hacen soñar, o, como en el apólogo de Chuang-tsú, nos vuelven un sueño. Y entre los sueños de mariposas, en el breve instante en que dura el arco iris, en la contingencia de ese instante, Tarobá y Naipí se vuelven a encontrar, esta vez para mostrar que un sueño nunca es tan solo un sueño.
* Este texto fue presentado por Silvia Tendlarz en el VII Congreso de la Asociación Mundial de Psicoanálisis: Semblantes y Sinthoma, realizado en París en abril del 2010. Fue divulgado en francés por la red de la NLS (New Lacanian School of Psichoanalysis).
Agradecemos a Silvia Tendlarz su disposición para que sea publicado en Consecuencias.